
16 Juillet 2025
Comment bien choisir son psy ?
Aujourd’hui il n’est pas facile de se repérer parmi toutes les appellations et au milieu de toutes ces thérapies qui se multiplient. Voici quelques conseils pour vous aider à trouver le spécialiste qui vous correspond et celui qui répondra le mieux à vos attentes.
Un psychologue est différent d’un psychiatre. Le psychiatre est un médecin qui peut prescrire un traitement médicamenteux et ses consultations sont remboursées par la CPAM. Un psychologue n’est pas médecin et ne peut pas prescrire de médicaments. Il doit être diplômé soit d’un Master en Psychologie soit d’un titre reconnu nationalement et lui donnant droit d’exercer sous le titre de psychologue. Le psychologue doit posséder un numéro ADELI ou RPPS.

un psychologue peut également être psychothérapeute (c’est d’ailleurs le cas le plus souvent) et un psychothérapeute n’est pas forcément psychologue. Le titre de psychothérapeute est aussi réglementé et tout le monde ne peut pas se présenter comme psychothérapeute.
Le titre de psychothérapeute comme celui de psychologue est donc différent des appellations de psychopraticien, thérapeute ou coach en thérapie, qui eux, sont des titres non réglementés.
Bien souvent le patient consulte un psychiatre qui lui prescrit des médicaments et complète sa prise en charge par un accompagnement ou une psychothérapie chez un psychologue et/ou un psychothérapeute.
Et donc, comment choisir ce fameux thérapeute psy ?
Tout d’abord, il vous faut vous posez quelques petites questions :
Dans quel but vais-je consulter ? (besoin d’écoute, phobie, problème de couple ?)
Pour quelle durée ? (suis-je prêt(e) à m’investir sur le long terme ou non)
Qu’est-ce que je recherche (un moyen de trouver comment je peux mieux vivre ou le pourquoi, les raisons profondes de mon comportement et ma façon de penser ?)
En effet, il existe certainement un spécialiste pour votre problématique. Par exemple les TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives) sont particulièrement adaptées pour les TOCs, les phobies ou les troubles anxieux. Elles sont généralement de courte durée (de 4 semaines à 6 mois). Si vous voulez au contraire entreprendre un travail d’introspection sur du long terme, la psychanalyse peut répondre à votre demande et vous aider à faire émerger vos conflits internes. La psychanalyse s’appuie sur les théories psychanalytiques telles que la théorie Freudienne, Lacanienne ou Jungienne. Si vous souffrez d’un stress post traumatique ou avez vécu un évènement douloureux, l’EMDR peut aussi être adaptée à votre besoin. L’hypnose est beaucoup utilisée pour le sevrage à différentes addictions (alcool, tabac, cannabis, etc).

Voici d’autres questions à vous poser avant d’aller consulter :
Je me sens plus à l’aise avec un homme ou une femme ?
Je préfère consulter loin de chez moi ou au plus près ? Pensez au côté pratique pour vos déplacements, ce sera bien utile lorsque vous serez démotivé(e).
Quelques petites infos pratiques :
- N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre médecin généraliste ;
- Evitez les psys des copains copines ou ceux de la famille.
- Le feeling avant tout. Si vous ne le « sentez pas » changer. Il faut parfois un peu de temps pour trouver chaussures à son pied mais c’est une étape d’importance primordiale car la relation thérapeutique est un des éléments déterminant pour la réussite d’une thérapie. Il faut que vous vous sentiez complètement en confiance pour pouvoir vous livrer et surmonter vos résistances.
- L’indépendance : le but d’une psychothérapie est d’aller mieux et de vous rendre autonome alors soyez vigilant de ne pas devenir accroc à votre psy.
Sachez que ce qui fait qu’une thérapie fonctionne c’est
- Votre engagement
- La relation de confiance entre vous et votre thérapeute
- Votre croyance en votre capacité à guérir
Petits rappels
pour éviter de trop grandes déceptions :
Le psy n’a pas de baguette magique et il ne va pas trouver les solutions à votre place. Si vous souhaitez arrêter l’accompagnement, demandez-vous pourquoi, sincèrement, au plus profond de vous-même ? Est-ce parce que vous vous sentez mieux et n’en avez plus besoin ou est-ce parce que continuer la thérapie provoque en vous des résistances et cela devient douloureux, vous avez peur de ce que vous allez découvrir ?
Enfin, la solution psy n’est peut-être pas la meilleure pour vous ? Avez-vous pensé à la sophrologie, l’hypnose, la naturopathie ou le coaching ?
Je vous souhaite de trouver ce que vous cherchez et n’hésitez pas à me poser vos propres questions. Je tenterai d’y répondre avec la plus grande objectivité et bienveillance.